L'autoroute de la Maurienne : le chaînon manquant

Les années qui suivent l’ouverture du tunnel routier du Fréjus voient le trafic routier international augmenter considérablement. Malgré des aménagements ponctuels, la RN6, voie d’accès au tunnel, s’avère très rapidement inadaptée à cet afflux de poids lourds. Un débat s’est très rapidement ouvert autour de l’accès routier du tunnel, compte tenu des risques et des nuisances qu’amenait dans la vallée la croissance du trafic, de poids lourds en particulier. Après l’étude de plusieurs hypothèses (modernisation de la RN, aménagement d’une voie rapide, autoroute), la décision de réaliser en France, une liaison à caractéristiques autoroutières, de même que sur le versant italien, a finalement été prise : la concession de « l’autoroute de la Maurienne (A 43) » a été attribuée à la SFTRF par décret  en décembre 1993 et le premier coup de pioche des travaux de l’autoroute de la Maurienne est donné en juillet 1993.

Construite avec le souci d’une forte intégration dans l’environnement, elle a été mise en service par tranches successives. En janvier 1997, le premier tronçon de 30 km entre Aiton et Sainte-Marie-de-Cuines  est ouvert à la circulation. Puis en janvier 1998, c’est le tour de la seconde section, entre Sainte-Marie-de-Cuines et Saint-Michel-de-Maurienne, d’une longueur de 20 km. Enfin, en juillet 2000, l’achèvement du dernier tronçon, long de 17.46 km, entre Saint-Michel-de-Maurienne et le tunnel du Fréjus, marque la mise en service complète de l’autoroute : longue de 67,46 km, l’autoroute de la Maurienne relie depuis cette date le réseau d’Area au tunnel routier du Fréjus.