Dès 1947, le Général Cartier fut l’un des premiers à défendre le projet d’un tunnel routier entre la Savoie et le Piémont et proposa le site du Fréjus comme lieu de percement. Cet ancien chasseur alpin ayant servi à Modane constitue un comité de soutien en faveur d’un tunnel routier sous le Fréjus, soutenu dès l’origine par Pierre Dumas, alors jeune journaliste à « La Renaissance Savoyarde ».
En 1959, Pierre Dumas, devenu Député de la Savoie et Maire de Chambéry, va redynamiser ce comité de soutien, et reçoit l’appui de plusieurs collectivités territoriales savoyardes et régionales, ainsi que des milieux socio-économiques rhônalpins. Il crée en 1962 la « Société Française du Tunnel Routier du Fréjus », en fédérant ces énergies régionales, qui sont à l’époque largement majoritaires dans le capital.
A partir de 1965, le choix du tracé fait l’objet de longues études afin de prendre en compte les contraintes géologiques, tandis que les promoteurs du Fréjus soutiennent avec ferveur leur projet auprès des ministères. Le 23 février 1972, la convention franco-italienne, relative à la réalisation du tunnel du Fréjus et à son exploitation, est signée entre le Ministre français des affaires étrangères et l’ambassadeur d’Italie à Paris. En application de cette convention, au mois de janvier 1974, la SFTRF et la SITAF (son homologue italienne fondée en 1959) sont désignées concessionnaires de l’Etat jusqu’en 2050, respectivement en France et en Italie pour les parties correspondantes du tunnel.
è Etape suivante : Le tunnel du Fréjus : une étape déterminante dans l'histoire de la traversée des Alpes
Pierre DUMAS, fondateur de la SFTRF.